mercredi 19 septembre 2012

Le danger lorsque l'on désir atteindre la sagesse, c'est de penser qu'il s'agit d'une attitude, une certaine posture, une manière de parler, de regarder, de ce déplacer. A lire ceci nous comprenons vite sans doute tout ce qu'il y a de ridicule à faire ce genre de choses.

 Et pourtant, nous sommes nombreux à tomber, à un moment donné ou l'autre, dans ce travers. Nous avons tant le désir d'être cet être sage que nous en prenons ce qui nous semble être le vêtement mais nous ne le sommes pas; si tel était le cas il ne nous viendrait pas à l'esprit de faire une choses pareille.

 Sommes-nous ridicule? Bien sur que non. Nous sommes simplement impatient, nous avons beaucoup d'idées préconçues sur la question et en savons, en définitif, bien peu de chose.

 Nous pensons que la sagesse est un stade ultime, un point immuable qui, une fois atteint, nous assure de passer notre vie dans une quiétude constante, un savoir parfais

. Mais la sagesse ne semble pas avoir de fond, ni de limite, elle n'est pas un point fixe et immuable, car elle est la vie et il faut être en vie pour pouvoir évoluer.

 Un des pilier de la sagesse est la compréhension. Comprendre. Emmagasiner un savoir, lire tout un tas de bouquins sur la question, écouter tout un tas de personnes avisé ou dit avisé serait stérile sans cette envie, cette nécessité de comprendre. Et encore, comprendre mais pas n'importe comment: si j'ai de l'intérêt pour l'autre, si j'ai le désir de m'en approché, j'aurais le désir de la comprendre.

 Si j'aime un arbre, un art, un métier, j'aurais le désir de le comprendre pour m'approcher le plus possible de lui. C'est ce désir là qui nous mène à la compréhension. Il en va de la même manière pour nous même.

Il est difficile de se comprendre si nous nous rebutons. Alors, c'est fichu? Non, bien sur que non. Nous devrons tenter de comprendre pourquoi nous ne nous aimons pas, ouvrir aussi légèrement soit-il une fissure vers un peu de tendresse pour nous-même. Mais revenons à cette sagesse? Quand savons-nous que nous le sommes? la réponse la mieux adapté me semble un question: pourquoi est-ce si important de le savoir?

mercredi 22 août 2012

la mécanique pour un bon fonctionnement 1

Il est difficile de se rendre pleinement compte des raisons de ce qui nous dérange. Bien souvent, nous penserons que c'est les éléments extérieurs qui nous ébranlent et sont donc naturellement responsable, de nos malheurs, tristesses, colères, etc. il n'est pas évident de voir réellement ce qui se passe. Nous voulons un responsable de notre état de mal être et nous accuserons souvent le monde extérieur, parfois nous-même. Mais trouver un coupable ne résout rien. Cela n'explique pas pourquoi nous souffrons ni pourquoi nous faisons parfois souffrir. Vouloir trouver un fautif, exclu souvent le fait de se demander comment les choses en sont arriver là? Et que peut-on faire pour que cela n'advienne pas? ET cette démarche demande de tendre à comprendre. Imaginons que le moteur de notre voiture tombe en panne, nous aurons beau pester, injurier, cela ne changera rien au fait que le moteur est en panne. Certes, nous sommes frustré, peut-être pressé, mai encore une fois s'emporter ne va de toute façon rien changer sinon perdre du temps que nous considérons si précieux, ce qui est fait est fait; la voiture est en panne, c'est un fait. Prenons plutôt la peine de comprendre pourquoi le moteur est en panne. lorsque nous aurons trouver l'origine de la panne, il sera temps peut-être de la résoudre, peut-être en changeant une pièce défectueuse, et aussi d'essayer de comprendre pourquoi ce problème est survenu. Si nous n'en trouvons pas la raison, surement resterons nous attentif à ce qui se passe pour voir si le problème est chronique et ce qui le rend chronique ou si ce n'était qu'un accident. Il en est de même pour ce que nous vivons dans les relations, de ce que nous ressentons et vivons. nous pouvons passer notre vie en reproche, en colère, en souffrance, en mal être vis-à-vis des autres et de nous même ou tendre à comprendre ce qui se passe en nous, en l'autre et entre l'autre et nous. Cela peut paraître bien compliqué, bien sûr. Mais n'est-ce pas plus compliqué de vivre avec un mal être que d'essayer de le résoudre. N'est-ce pas plus compliqué de vouloir faire rouler une voiture en panne que de la réparer?

mercredi 29 février 2012

un cristal oublié dans sa gangue

A bien y regarder, lorsque l'on parle d'évolution, il s'agit bien de ça: enlever des couches qui emprisonnent ce cristal que nous sommes. on s'y approche petit pas par petit pas en prenant le temps, à son rythme. Au fur et à mesure le monde, nous même, les autres tout nous parait plus simple, plus limpide.

les choses ont de moins en moins d'emprise sur nous, nous sommes plus léger, plus calme, serein. Ce qui hier nous ébranlait, aujourd'hui ne nous atteint plus.

Pourquoi? nous avons pris le temps de mieux nous connaître, de nous accepter, de chercher la source et la raison de nos maux. nous nous sommes ouvert lentement à nous-même, au autres et au monde. Nous avons été patiemment vers un équilibre. Nous remettant sans cesse en question et surtout, nous avons pris le risque de vivre.

Oui, risque. De s'essayer, la bonté, la joie, l'amour sous toutes ses formes, la volonté, etc. Comment apprendre et s'apprendre si on ne s'essaye pas. d'essai en retouche, l'on va vers une meilleur compréhension et connaissance de toutes choses.

limpide, au fur et à mesure que l'on avance, que l'on enlève cette gangue amassée par nos peurs, nos frustrations augmentées d'année en années.